vendredi 24 mars 2017

Rétrospective Maurice Tourneur à Barcelone en Avril-Mai 2017


La Filmoteca de Catalunya (Cinémathèque de Catalogne) organise une rétrospective Maurice Tourneur à partir du 4 avril prochain. Je présenterai deux séances lors de cette rétrospective: 


Si vous êtes à Barcelone, ne manquez pas cette occasion de voir certains films rares de Tourneur! 
Ma biographie de Maurice Tourneur est toujours disponible chez La Tour Verte.

jeudi 23 mars 2017

Dinty 1920

Dinty (Wesley Barry) à droite
Un film de Marshall Neilan avec Wesley Barry, Colleen Moore, Noah Beery et Anna May Wong

Doreen O'Sullivan (C. Moore) quitte son Irlande natale pour San Francisco avec son fils pour y retrouver son époux. Mais, celui-ci est mort dans un accident et elle doit élever son fils seule. Dix ans plus tard, c'est Dinty (W. Barry) qui doit gagner leur vie car sa mère est malade de la tuberculose. Le gamin a fort à faire face aux autres vendeurs de journaux qui lui cherchent querelle...

En 1920, Marshall Neilan est le réalisateur préféré de Mary Pickford et il a conçu pour elle certains de ses plus beaux films comme Stella Maris (1918). Pour Dinty, il décide de faire une star d'un gamin de treize ans jusqu'ici acteur de complément, le petit Wesley Barry. Le gamin couvert de taches de rousseur rappelle le petit Robert Lynen avec son physique de petit moineau malingre et son bagou. Le reste de la distribution est étincelante avec une jeune Colleen Moore - avant qu'elle ne devienne la flappeur des années 20 -, Noah Beery en baron de la drogue de Chinatown et une toute jeune Anna May Wong dans le rôle de l'épouse de l'affreux Beery. Neilan n'hésite pas à réaliser un cocktail détonnant: mélodrame, humour et suspense en ne laissant pas une minute de répis au spectateur. Le début du film pourrait faire croire que nous allons voir un mélodrame social. La pauvre Colleen Moore habite dans un sous-sol avec son fils au petits soins, utilisant toutes sortes d'inventions bricolées pour la soulager comme ce ventilateur qui tourne grace à un robinet d'eau froide. On découvre aussi la dureté des rues de San Francisco où le petit Dinty doit constamment se défendre face à des concurrents qui n'hésitent pas utiliser la violence. Pourtant on ne sombre pas dans la noirceur. On voit le gamin organiser un spectacle avec ses copains pour sa mère où il danse et chante sous les éclairages magnifiques du grand opérateur Charles Rosher. Parallèlement, une intrigue secondaire suit les agissements du roi du trafic d'opium sous les traits (bridés) de Noah Beery qui offre comme toujours la quintescence de l'ignoble traître. La fin du film est haletante avec la police à la poursuite de Noah Beery avec des avions tandis qu'on recherche à Chinatown la fille du juge kidnappée par le même Beery. Le petit Wesley Barry est adorable, plein de charme et offre une performance pleine de naturel et d'humour. Il ne faut pas manquer ce charmant opus de Neilan (où John McDermott n'a réalisé que les séquences de 2ème équipe en Irlande contrairement à ce qu'indique le programme) qui repasse la semaine prochaine à la Fondation Pathé.

lundi 20 février 2017

Napoléon en DVD

Napoléon (1927) d'Abel Gance 

Une fois n'est pas coutume, je voudrais vous parler du coffret DVD publié par le BFI du chef d'oeuvre d'Abel Gance, Napoléon (1927) que les cinéphiles n'osaient plus espérer après des décennies d'attente. Et bien, il est maintenant vraiment là, disponible en 4 DVD (ou 3 Blu-ray) depuis le mois de novembre 2016 auprès du British Film Institute, amazon.co.uk, etc.

Bonaparte à Toulon (Albert Dieudonné)
Gance en 1925 lors du tournage en Corse*
Cette sortie est l'occasion de revisiter ce film magique qui n'était jusqu'ici disponible que dans des versions incomplètes ou des copies pirates issues des diffusions sur Channel 4 dans les années 1980. Autant dire que nous repartons de zéro avec cette magnifique restauration réalisée par Kevin Brownlow avec le British Film Institute qui dure 5h31, entièrement teintée et virée, et avec la superbe partition du compositeur Carl Davis. La restauration de ce film fut une épopée en elle-même comme me l'avait racontée Kevin Brownlow lors d'une interview en septembre 2008. Commencée à la fin des années 1960, elle avait été couronnée une première fois par une projection en novembre 1980 à Londres sous la direction de Carl Davis d'une copie de 4h50 qui souleva
Saint-Just (Abel Gance)
l'enthousiasme des spectateurs et cinéastes présents. C'est en 1981 qu'il fut présenté dans une version écourtée et accélérée (4h) au Radio City Music Hall de New York avec une autre musique signée Carmine Coppola sous les auspices de son fils Francis Ford Coppola. Dans les décennies qui suivirent, Kevin Brownlow continua son travail de dentellière pour améliorer sa restauration avec des séquences supplémentaires et des éléments de meilleure qualité. Ce travail au long cours se termina en 2000 avec une nouvelle restauration de 5h31 teintée et virée. A cause des problèmes de droit (Coppola Vs. BFI), cette version a été bloquée pendant 16 années avant d'être enfin numérisée pour faire un DVD. 
Triptyque final

On peut maintenant admirer l'excellente qualité de cette copie réalisée à partir d'éléments très divers et qui forme un tout parfaitement cohérent grâce à un étalonnage impeccable. En plus, le teintage numérique est superbe, réussissant même à recréer des teintages et virages complexes que plus personne ne sait faire chimiquement comme ce viré bleu-teinté rose pour figurer l'aube sur les Sanguinaires (voir ci-dessous).

Jules Kruger avec sa caméra lors du tournage à Briançon
des séquences de Brienne*
Avoir un DVD de ce film est aussi l'occasion de pouvoir l'explorer à l'envie et cela permet de passer du temps à redécouvrir des séquences excitantes ou émouvantes. Il faut le répéter ce film n'est pas une pièce de musée ni un pensum qui provoque l'ennui. Gance a conçu un film épique à hauteur de spectateur qui est parfaitement équilibré en action, suspense et même humour. Je l'avais déjà comparé à Alexandre Dumas pour sa manière romanesque de réécrire l'histoire de France en mêlant fiction et vérité. Il veut nous faire revivre la Révolution Française en utilisant des méthodes révolutionnaires, techniquement parlant. La caméra cesse d'être immobile sur un trépied. Le caméraman la transporte attachée sur sa poitrine. De multiples autres procédés sont inventés pour la déplacer sur une luge, un pendule, une bicyclette, etc. Chacune de ces prouesses techniques est au service du récit et ne cherche pas à être une simple prouesse sans objet. Ainsi, une caméra est fixée sur le dos d'un cheval lors de la fuite de Bonaparte à cheval
en Corse. D'ailleurs, je voudrais mentioner ici que la caméra embarquée à dos de cheval est une caméra Debrie modifiée par l'ingénieur Simon Feldman avec un moteur à air comprimé (comme il l'a dit à Brownlow lors d'une interview) et pas du tout l'Aéroscope Proszynski, une imposante caméra à air comprimé, comme je l'ai entendu plusieurs fois à des conférences à la Cinémathèque française. 
Gance dirige à coups de révolver en Corse*
Il faut aussi saluer la performance des acteurs que Gance a réussi à galvaniser en utilisant parfois des méthodes étranges. Armé d'un révolver, il dirige la famille Bonaparte en Corse lors de sa fuite (voir ci-contre). Mais, Gance est souvent plutôt dans la démonstration du rôle comme pour la scène des Trois Dieux où il mime à Danton (Alexandre Koubitsky) ce qu'il doit faire. Ces formidables scènes de tournage sont visibles dans le documentaire de Kevin Brownlow, Abel Gance - The Charm of Dynamite (1967) qui est offert en supplément sur le 4e disque.
A Billancourt, Gance dirige les Trois Dieux*
Grâce à la superbe qualité de l'image, on peut admirer les compositions de Gance que ce soit en extérieurs ou en studio et qui est encore plus sensible avec le teintage.
Préparation de la bataille à Toulon

Les Gendarmes à la poursuite de Bonaparte en Corse
A la Convention, l'ombre de Bonaparte sur la déclaration des
droits de l'homme et du citoyen
Sous la pluie battante à Toulon
Laetitia (Eugénie Buffet) à bord du Hasard
retrouve son fils
Bonaparte enfant à Brienne (Vladimir Roudenko)
L'un des éléments les plus importants de cette restauration outre la qualité de la copie est sans aucun doute la magnifique partition composée par Carl Davis. Davis l'a enregistrée dans des conditions optimales, comme pour un disque de musique classique, dans un studio dédié avec un des meilleurs orchestres londoniens, le Philharmonia Orchestra. Et le résultat est là: une dynamique, une richesse dans les détails et les couleurs juste époustouflante. Davis ne se contente pas de citer les grandes oeuvres de Beethoven ou Mozart. Il a travaillé avec de grands orchestrateurs comme Colin et David Matthews, qui sont eux aussi compositeurs. (Colin Matthews est également l'auteur d'une version reconstruite de la 10e symphonie de Mahler). C'est tout simplement le plus bel enregistrement musical pour un film muet que j'ai jamais entendu. De plus, Davis est l'un des rares compositeurs capables de suggérer les émotions intérieures des personnages au lieu de rester à la surface des choses. Il est également insurpassable pour les scènes de bataille qu'il sait orchestrer de façon à guider notre regard vers les moments importants, tout comme pour sa partition pour Intolerance (1916) de D.W. Griffith.
L'Armée d'Italie (à La Garde près de Toulon)
Et puis, il y a le triptyque final. Ce moment de cinéma unique qui évidemment est fait pour être vu sur grand écran. Cependant, la magie de cette séquence agit malgré tout sur mon petit écran de télévision. Les restaurateurs du BFI ont réussi à produire une image presque sans raccords entre les trois panneaux qui montre le travail incroyables des techniciens et opérateurs qui travaillaient avec Gance. Le Cinérama avant sa création. On termine le visionnage en chantonnant "Le Chant du départ" de Méhul. Un vrai bonheur.
La Cinémathèque française a dit qu'elle ferait sa propre restauration. Cela sera très difficile de surpasser ce DVD.

Vous pouvez lire sur ce blog l'interview de Kevin Brownlow à propos de Gance et celle de Carl Davis à propos de sa partition. Et je vous recommande la lecture de l'ouvrage de Kevin Brownlow, Napoleon, Le grand classique d'Abel Gance (Armand Colin, 2012) que j'ai traduit en français.

[Les captures d'écran suivies d'une étoile proviennent du documentaire The Charm of Dynamite.]

dimanche 19 février 2017

The Dangerous Coward 1924

Bob Trent (Fred Thomson)
Poing d'acier
Un film d'Albert Rogell avec Fred Thomson, Hazel Keener, Frank Hagney et Jim Corey

Bob Trent (F. Thomson) a renoncé au ring après avoir rendu infirme un concurrent The Weazel (J. Corey). Il s'est installé dans l'ouest comme cowboy. Amoureux de Mary McGinn (H. Keener), il a un sérieux rival avec Wildcat Rea (F. Hagney) qui convoite également Mary...

Dans les années 1920, Fred Thomson était un héros de westerns de série B qui était souvent au moins l'égal des série A. Acrobate, cascadeur émérite, Thomson jouissait d'une énorme popularité avec son cheval Silver King, une vedette à part entière. Je vous avais déjà parlé de Thundering Hoofs (1924) du même réalisateur Al Rogell qui combinait humour, cascades et suspense. The Dangerous Coward est tout aussi réjouissant avec Thomson en ancien boxeur qui refuse de reprendre les gants. Mêlant joyeusement combats de boxe, cascades à cheval et bagarre en voiture, Rogell réussit un film de 60 min sans temps morts. Le fringant Thomson est aussi à l'aise lorsqu'il fait la cour à la belle Mary que lorsqu'il escalade un toit pour échapper à ses poursuivants, ou lorsqu'il doit affronter un champion sur le ring. Ce héros du western est mort prématurément à l'âge de 38 ans du tétanos qu'il a contracté en marchant sur un clou rouillé. Il reste heureusement quelques films où on peut encore admirer cet acteur fort sympathique.

jeudi 29 décembre 2016

The Eternal Grind 1916

Louise (M. Pickford) au travail
L'Ange gardien
Un film de John O'Brien avec Mary Pickford, John Bowers, Loretta Blake et Dorothy West

Louise (M. Pickford) travaille dans un sweatshop pour un salaire de misère tout en ayant la charge de ses deux soeurs. Jane (D. West) ne songe qu'à échapper à son sort en devenant la maîtresse d'un fils de famille alors qu'Amy (L. Blake) souffre de la tuberculose...

Considéré longtemps comme perdu, ce film de Mary Pickford réalisé par John O'Brien a refait surface sous la forme d'une copie française très incomplète à la Cinémathèque française. La copie est teintée et de très belle qualité. Malheureusement, les meilleurs moments du film se trouvent à la fin de la copie et sont manquants. Il doit manquer environ 1/3 du film (env. 2 bobines) et nous sommes privés des scènes les plus dramatiques de ce mélodrame à tendance sociale. Mary Pickford a très souvent joué des rôles de filles du peuple et elle est ici une ouvrière du textile, sous payée et harcelée par le contremaître. Ce type de sujet avait été également abordé par le talentueux John H. Collins dans Children of Eve (1915). Malheureusement, John O'Brien n'est pas un réalisateur du calibre de Maurice Tourneur, de Marshall Neilan ou de Sidney Franklin pour ne citer que quelques uns des réalisateurs de Pickford dans les années 1910. Il se contente de filmer les événements de manière académique et le film repose entièrement sur les épaules de la star. Mary sait parfaitement comment donner à son personnage la conviction nécessaire que ce soit durant le petit déjeuner qu'elle prépare à la va-vite ou lorsqu'elle déjeune d'un morceau de pain assise sur sa machine à coudre. Reprenant un poncif de ce type de mélo, elle tombe amoureuse sans le savoir du fils de son patron, joué par le jeune John Bowers, futur interprète de Lorna Doone (1922) de M. Tourneur. Juste au moment où l'intrigue commence à se corser, la copie se termine. Dans les scènes manquantes, Mary fait preuve d'une grande autorité puisqu'elle menace d'un révolver le vil séducteur de sa soeur et le force à épouser celle-ci pour réparer le mal qu'il a fait. Puis, le plancher du sweatshop s'effondre provoquant de nombreux morts et blessés. Cette dernière rapppelle cruellement une actualité brûlante dans certains pays où les ouvrières sont toujours exploitées de façon éhontée. On ne peut que regretter que l'absence de cette fin qui aurait peut-être donné au film un tout autre relief.

The Bottle Imp 1917

Lopaka (S. Hayakawa) et Kokua (Lehua Waipahu)
La Bouteille enchantée
Un film de Marshall Neilan avec Sessue Hayakawa, Lehua Waipahu et George Kuwa

Lopaka (S. Hayakawa) un pauvre pêcheur est amoureux de la belle Kokua (L. Waipahu). Mais, son père lui refuse sa main à moins que sa fortune ne s'améliore. Alors Lopaka achète une bouteille enchantée qui pourra réaliser tous ses désirs...

The Bottle Imp est une adaptation d'un roman de Robert Louis Stevenson. On aperçoit d'ailleurs l'auteur au début et à la fin du film qui lit l'histoire à des petits enfants. Lorsque ce film de Marshall Neilan est sorti en salles en mars 1917, le cinéaste Maurice Tourneur est allé le voir à de multiples reprises. Je me demandais ce qui avait pu fasciner à ce point ce metteur en scène. La vision du film donne la réponse. Tout d'abord Marshall Neilan est allé filmer aux îles Hawaï. Pour interpréter les personnages, il n'a utilisé que des acteurs d'origine japonaise comme Hayakawa ou des habitants de Hawaï dont la très jolie et gracieuse Lehua Waipahu. Ensuite, cette histoire féérique a indéniablement une atmosphère toute particulière. Neilan travaille avec l'excellent Walter Stradling derrière la caméra qui filme les paysages hawaïens ainsi que les intérieurs avec beaucoup de style. Maurice Tourneur a toujours eu une fascination pour les îles du pacifique et pour ses habitants dont la vie lui semblait au plus proche de ce devrait être le bonheur de l'homme. Il ira d'ailleurs lui-même plus tard tourner un film (perdu) à Tahiti en 1924 intitulé Never the Twain Shall Meet (Frontière humaine, 1925). Marshall Neilan est sans aucun doute un des réalisateurs les plus intéressants de cette période. Mary Pickford ne s'y trompe pas quand elle choisit de travailler avec lui. Elle a tourné pas moins de cinq films avec lui qui sont tous remarquables, en particulier Stella Maris (1918). The Bottle Imp a survécu sous la forme d'une copie française qui est quasiment complète à part le générique et les scènes du début. La qualité de l'image est correcte et permet d'apprécier le travail de l'opérateur. Sessue Hayakawa était déjà un acteur confirmé en 1917. Il a déjà travaillé chez Thomas H. Ince et pour Cecil B. DeMille et grâce à Neilan, il échappe aux stéréotypes sur les asiatiques puisqu'il est ici le héros de cette histoire. Ce conte de fées avec une bouteille enchantée rappelle les contes des mille et une nuit. Lopaka va pouvoir obtenir la richesse et la main de Kokua et pourtant, la possession de la bouteille a un revers. Il doit la revendre pour un prix inférieur ou il risque de perdre son âme en mourant. La morale de l'histoire est simple: l'argent ne fait pas le bonheur. Lopaka ne peut plus se passer de sa bouteille enchantée bien que celle-ci le rend peu à peu malade. Il ne pourra retrouver le bonheur qu'après l'avoir revendue. Son nouveau propriétaire meurt et la bouteille disparaît enfin avec le dieu des volcans qu'elle renfermait. Il se retrouve à nouveau sans le sou, mais avec Kokua à ses côtés. Au total, c'est un excellent film qui mérite amplement le déplacement.

dimanche 5 juin 2016

Maurice Tourneur - Réalisateur sans frontières (X)


Olivier Père mentionne ma biographie de Maurice Tourneur à l'occasion de la sortie du Blu-ray 
de Justin de Marseille (1935):
Sur la carrière de Maurice Tourneur, cinéaste talentueux et encore méconnu, on lira avec intérêt l’essai sérieux et documenté que lui a consacré Christine Leteux aux Editions La Tour Verte l’année dernière : « Maurice Tourneur réalisateur sans frontières. »

vendredi 6 mai 2016

Maurice Tourneur - Réalisateur sans frontières (IX)


Une nouvelle critique de ma biographie de Maurice Tourneur a été publiée dans la revue Jeune Cinéma N° 373 de mai 2016 sous la plume de Philippe Roger: