vendredi 14 octobre 2011

Les Grands 1924

Un film d'Henri Fescourt avec Max de Rieux, Jeanne Helbling, Georges Gauthier et Henri Debain

Dans un pensionnat de province, un petit groupe d'élèves restent au collège durant les vacances de Pâques, parmi eux, Jean Brassier (M. de Rieux) et le petit Bezou (P. Colligé) qui est constamment harcelé par Surot (Fabien Haziza), un cancre malfaisant. Or Jean Brassier est amoureux de la femme du principal (J. Helbling). En l'absence de son mari, il s'introduit dans son appartement...

Henri Fescourt est un oublié du cinéma français malgré ses nombreuses réalisations prestigieuses durant la période muette. Ses Misérables (1925) et son Monte-Cristo (1928) sont à ranger parmi les plus grandes adaptations de Hugo et de Dumas. Avec Les Grands, un film intime, il montre son habilité à diriger les acteurs et à rendre cette histoire simple et humaine. Nous sommes dans un pensionnat pour jeunes garçons qui vivent en vase clos, rêvant de liberté et d'aventures. Jean Brassier, joué avec talent par Max de Rieux, qui fut la même année Le Petit Chose (1924, A. Hugon), est un jeune garçon qui aspire à 'être grand' et à être considéré comme tel. Il est secrètement amoureux de la femme du principal. Et cette infatuation va le mettre dans une situation difficile. Il est allé, la nuit, voir la femme du principal alors que le cancre Surot fracturait le bureau du principal pour voler 500 francs. Jean décide de s'accuser du vol pour protéger l'honneur de la femme qu'il aime. Il se retrouve dans une situation impossible: il va être renvoyé du collège et sermonné violemment par son père. Mais, il se refuse à dire la vérité. Il considère son sacrifice comme un signe qu'il est maintenant 'grand'. De son côté, le petit Bezou, un pauvre gosse abandonné par des parents en plein divorce, va oeuvrer pour aider son ami Jean. Il a deviné que Surot était le vrai coupable à cause de son attitude. Il fouille ses affaires et découvre les billets volés. Mais au lieu de le dénoncer lui-même, il le pousse à le faire de son propre chef. On ne peut que louer le jeu des différents acteurs dans les rôles secondaires comme Henri Debain, en économe dégingandé à pince-nez et Paul Jorge en portier compatissant. La copie est de très bonne qualité et met en valeur le travail des opérateurs. Un Fescourt de très bonne facture.

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