mercredi 2 mars 2011

The Right to Romance 1933


Un film d'Alfred Santell avec Ann Harding, Robert Young et Nils Asther

Peggy Simmons (A. Harding) est une chirurgienne esthétique renommée et surmenée. Elle décide de partir en vacances en Californie. Elle y rencontre un play-boy, Bobby Preble (R. Young) qui ne pense qu'à faire la fête...

Les 'vehicles' pour les stars féminines des années 30 en disent plus long qu'il n'y parait sur la sociologie des années 30. Certes, on leur offre des rôles de femmes actives qui occupent des métiers parfois masculins comme Ruth Chatterton en femme d'affaires dans Female (1933, M. Curtiz) ou Irene Dunne en directrice de prison dans Ann Vickers (1933, J. Cromwell). Mais, généralement, elles rentrent dans le 'droit chemin' à la dernière bobine, en se mariant et en retournant au foyer. Ici, Ann Harding n'échappe pas à la règle. Elle interprète, avec son talent habituel, une chirurgienne qui aspire à la 'romance'. Elle est fatiguée de n'être considérée que comme un docteur et pas comme une femme. Abandonant la casaque de chirurgien parfumée à l'éther, elle part en robe de mousseline vaporeuse pour la Californie ensoleillée. Elle va tomber sur un prétendant qui est son antithèse absolu. Robert Young, encore tout jeunôt, lui fait une cour empressée bien qu'ils n'aient pratiquement rien en commun. Le mariage se révèle être un échec très rapidement : les différences d'âge, de métier et dans leurs relations sont trops grandes. Elle retourne alors vers son métier où elle réalise enfin que le partenaiare idéal était là, en la personne de son collègue biologiste, joué par le suédois Nils Asther. La trame de ce film est assez faible et convenue. Mais, ce qui le rend intéressant, c'est la performance d'Ann qui donne un merveilleux naturel et une grande spontanéité à son personnage. Elle ne cherche pas à surjouer ; elle nous offre simplement le portrait d'une femme simple, volontaire et généreuse. La photo est signée du français Lucien Andriot qui lui offre des gros-plans sublimes. Alfred Santell dirige tout cela avec compétance à défaut de génie. Un bon petit mélo grâce aux acteurs.

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