samedi 11 septembre 2010

Le Crime de Lord Arthur Savile 1922


(René Hervil)
Un film de René Hervil avec André Nox, Cecil Mannering et Catherine Fonteney
Lors d'une soirée mondaine, un chiromancien nommé Podgers (A. Nox) prédit à Lord Arthur Savile (C. Mannering) qu'il deviendra un assassin. Affolé, celui-ci repousse son mariage avec Sybil Merton. Puis, il décide de prendre les devants et d'agir. Il achète un poison violent qu'il propose à sa vieille cousine (C. Fonteney) qui souffre de l'estomac...
Cette adaptation du conte d'Oscar Wilde a été tourné pratiquement entièrement à Londres. Le rôle principal est tenu par un acteur britannique, Cecil Mannering ce qui ajoute à l'authenticité. Cette histoire de chiromancien qui prédit le pire fait penser à Kind Hearts and Coronets (Noblesse Oblige, 1949). Lord Arthur décide de supprimer quelqu'un rapidement pour faire un sort à la prédiction. Il tente de supprimer sa vieille cousine en lui présentant un soit-disant médicament pour son estomac. C'est un échec. Il se tourne alors vers un homme d'église de son entourage, le Doyen de Chichester auquel il fait livrer une horloge qui explose. Ce sera aussi un échec, mais fort amusant car l'horloge au lieu d'exploser révèle un 'Bobby' qui sort de sa boîte. Cette adaptation très -trop- sage de Wilde manque d'humour. Cependant, il y a une excellente utilisation des extérieurs londoniens et pas seulement des monuments célèbres. On peut voire une rue des quartiers pauvres de l'East End avec une grappe d'enfants sales et mal nourris qui dansent au rythme d'un orgue de barbarie. De même, on voit des musiciens de rues qui parcourt les beaux quartiers. Ils s'installent sur un trottoir devant les riches propriétés d'Hampstead et attendent de recevoir quelques oboles. La meilleure scène du film est celle où Arthur ayant fait livrer l'horloge explosive chez le Doyen est forcé de rester déjeuner avec lui. Il avale son repas avec un lance-pierre en surveillant la pendule pendant que le Doyen lui se resert sans arrêt. Et c'est que le film pêche le plus: l'humour de Wilde n'est pas suffisament présent. Evidemment, nous sommes très loin du superbe Lady Windermere's Fan (1925) de Lubitsch. Ce n'est qu'une adaptation honnête et un petit peu plate.

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