vendredi 16 décembre 2011

Le Juif Errant 1926 (II)

(Gringalet: Antonin Artaud)

Un film de Luitz-Morat avec Maurice Schutz, Antonin Artaud, Gabriel Gabrio et Jeanne Helbling

Prologue - Ep. 2 : Monsieur Rodin - Ep. 3 : La nuit du 13 février

Résumé du prologue: En Palestine, Jésus sur la croix est insulté par un savetier nommé Ahasvérus (André Marnay). Il est condamné à marcher éternellement. En 1682, dans le ghetto de Varsovie, Marius Rennepont (Jean Peyrière), un riche protestant français, est victime des persécutions de la secte des Ardents qui veut lui prendre sa fortune. Ayant trouvé refuge dans sa belle-famille juive, il est retrouvé et assassiné ainsi que sa femme. Son enfant est sauvé par Ahasvérus qui l'emporte ainsi que le testament de Marius, qui ne devra être ouvert que 150 ans plus tard.
Ep. 2 et 3: 1832, La secte des Ardents poursuit ses manoeuvres pour s'accaparer la fortune Rennepont. Chaque héritier est pourchassé avec méthode par l'éminence grise de la secte, M. Rodin. Il a prêté de l'argent à Jacques Rennepont (alias Couche-tout-nu) qui passe son temps à faire la fête. Le malheureux se retrouve emprisonné pour dettes. La date fatidique du 13 février, jour d'ouverture du testament approche. Seul l'abbé Gabriel est là chez le notaire. Mais contrairement aux espoirs des Ardents, le testament ne contient pas le texte espéré. Il met en garde l'héritier contre les Ardents. Ahasvérus apparaît alors et produit un codicille au testament...

J'ai découvert le prologue du film après la projection des 3 premiers épisodes. Ce n'est guère commode de suivre un film en épisodes de cette façon, mais je n'ai guère eu le choix vu que la Cinémathèque a oublié le prologue. Ce prologue contient d'ailleurs les scènes les plus chargées d'atmosphère de tout le film. Les séquences bibliques ne déparerait pas un film de Cecil B. DeMille pour la qualité de la reconstitution. De même, les scènes du ghetto de Varsovie au XVIIème siècle sont superbement éclairées. Si le film pêche, c'est pas la longueur des épisodes qui approchent des 90 min. Pour tenir une telle longueur, il faut un souffle épique remarquable comme dans Les Misérables (1925) d'Henri Fescourt. Hélas, Luitz-Morat n'a pas les qualités de metteur en scène de ce dernier. Il faut dire aussi que la Cinémathèque a eu l'idée saugrenue de passer deux épisodes simultanément, ce qui a résulté par une séance de 2h40... au lieu des 1h50 prévues sur le programme. La copie est absolument superbe dans l'ensemble. Il semble que du matériel original ait été utilisé pour cette restauration. Si le récit est trop lent et manque de créativité, en tout cas, c'est un vrai plaisir pour les yeux. La suite bientôt....

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