jeudi 18 août 2011

Dark Journey 1937


Un film de Victor Saville avec Conrad Veidt, Vivien Leigh et Anthony Bushell

En 1918, à Stockholm, Madeleine Goddard (V. Leigh), une citoyenne suisse, tient un magasin de mode. Elle revient de Paris avec un lot de robes ; son travail sert de couverture à ses activités d'espionnage au profit des allemands. Un certain Baron von Marwitz (C. Veidt), un déserteur allemand, arrive à Stockholm pour faire la fête dans les boîtes de nuit...

Décidément, le cinéma anglais des années 30 adorait les films d'espionnage ! Comme dans ses prochains films avec Michael Powell, Veidt y est un personnage complexe, charmeur et mystérieux. Quant à Vivien Leigh, quelques années avant de devenir une star internationale avec Gone With the Wind, elle y incarne une jeune femme à l'air innocent qui se révèle être une espionne de haut vol. Elle convoie des informations de Paris à Stockholm grâce aux robes qu'elle transporte. Puis, elles fournit les informations recueillies aux allemands. En fait, elle va se révéler être un agent double qui a réussi à tromper les allemands. Le film est truffé de faux semblants. Le Stockholm de 1918 semble grouiller d'espions allemands, français et anglais. On ne sait plus d'où donner de la tête ! Personne n'est tout à fait ce qu'il semble être. Quant à Veidt, il trompe bien son monde en passant pour un noceur qui fait la fête tous les soirs avec jolies filles et champagne à gogo. Mais, soudain, il rencontre la belle Madeleine et il oublie rapidement ses conquêtes faciles pour tenter de la séduire. Le film est rempli de retournements de situation qui tiennent en haleine. Mais, il faut bien reconnaître que Saville n'est pas un réalisateur aussi doué que Powell. Les scènes entre Veidt et Leigh n'ont pas tout à fait l'électricité de celles entre Veidt et Hobson. Néanmoins, c'est un film bien mené et qui fera le bonheur des fans de Vivien et de Conrad. Dommage que le film soit libre de droits, ce qui m'a valu une copie contretypée fort délavée, alors que les opérateurs sont Harry Stradling et Georges Périnal.

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