lundi 14 juin 2010

Parisette 1922 (II)

Un sérial de Louis Feuillade en 12 épisodes avec Sandra Milowanoff, Georges Biscot, René Clair et Fernand Hermann

Episodes 6 à 12 (Fin)
Cogolin (G. Biscot) s'est réfugié à Nice pour échapper à la police qui le soupçonne du meutre de la rentière de Neuilly. Déguisé en clergyman, il fait de son mieux pour passer inaperçu. Parisette (S. Milowanoff) a retrouvé son grand-père en la personne du Marquis de Costabella (Bernard Derigal). Malade, elle part pour Nice avec lui. Leur ancien voisin, le père Lapusse se cache lui aussi à Nice...
Dans cette deuxième partie, l'action se passe entièrement dans le sud de la France (Nice, Beaulieu). Il faut dire que Gaumont a des studios sur place et peut également utiliser la villa de Léon Gaumont. L'action patine quelques peu dans certains épisodes. L'intrigue se recentre sur le comique Georges Biscot qui fait un numéro fort amusant déguisé en faux clergyman ou en vieille femme. Reste quelques séquences de meurtre qui montrent que Feuillade n'a perdu son talent dans ce domaine. Le père Lapusse est expédié dans un monde meilleur par Cogolin d'une manière inattendue. Il le jette par-dessus le parapet au bord d'une corniche qui surplombe la méditerrannée. Il tombe sur les rochers en contrebas. Et, il n'est en aucune façon inquiété pour ce meurtre! :o Au contraire, il devient le héros du moment, salué par tous les corps constitués, pour avoir sauvegardé l'honneur d'un dame au mépris de sa propre sécurité. Les autres personnages restent relativement passifs durant ces épisodes. Parisette et son fiancé Jean (un tout jeune René Clair) n'ont pas grand'chose à faire. Pour conclure, il ne s'agit pas d'un Feuillade majeur. Il n'y a pas l'élan et le rythme de Judex. Il y manque peut-être un peu d'atmosphère. Seul le premier épisode offrait du mystère et du clair-obscur. Quand il filme un pur mélo, Feuillade est moins à l'aise que dans l'intrigue criminelle. Néanmoins, ce sérial avec une bonne musique et une projection sur grand écran pourrait certainement gagner en ampleur.

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