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mercredi 24 avril 2013

Beauty for Sale 1933

Un film de Richard Boleslawski avec Madge Evans, Otto Kruger, Una Merkel et Alice Brady

Letty Lawson (M. Evans) est contrainte de travailler suite à la mort de son père. Son amie Carol (U. Merkel) la fait entrer dans un salon de beauté. Cette dernière complémente ses revenus en se faisant entretenir par un vieux monsieur déjà marié...

Cette production MGM avec un scénario de Faith Baldwin (comme pour The Office Wife), s'intéresse au sort des jeunes femmes qui travaillent dans un institut de beauté. On se retrouve au milieu de dames riches d'un certain âge qui cancannent pendant que de jeunes femmes désargentées tentent de leur redonner une jeunesse depuis longtemps envolée à coup de crèmes et de massages. Chacune essaie d'améliorer son ordinaire. Carol (Una Merkel) ne se fait aucune illusion sur la société qui l'entoure et elle fait tout ce qu'elle peut pour tirer un maximum d'argent d'un vieux beau qui s'ennuit avec sa femme. Letty Lawson (Madge Evans), elle reste en retrait jusqu'à sa rencontre fortuite avec le riche homme d'affaire Mark Sherwood (O. Kruger). Elle tombe amoureuse de cet homme mal marié à une épouse insupportable (Alice Brady) qui passe sa journée allongée. Letty n'est pas prête à rentrer dans le jeu habituel de la maîtresse cachée que l'on jette après usage. D'autant plus que son amie Jane (Florine McKinney) s'est tuée après avoir été abandonnée enceinte par son amant, le fils (Phillips Holmes) de sa patrone. Le film offre une vision assez noire de la condition féminine dans les années 30. Le film est très bien construit entre mélo et comédie avec une superbe photo de James Wong Howe. Il y a des moments mémorables comme lorsque Letty annonce nonchalamment -sans se rendre compte de l'impact de ce qu'elle dit - à Jane que son amant est parti. Jane reste rigide, immobile alors qu'une porte s'ouvre lentement masquant petit à petit sa silhouette. Son suicide est également une scène très réussie avec sa silhouette qui se découpe dans l'ombre face à la fenêtre qu'elle ouvre tout doucement pour se jeter dans le vide. Madge Evans qui jouait souvent des seconds rôles montre ici tout son talent avec son visage expressif dont le sourire rappelle celui de Jean Arthur. Malgré la fin heureuse du film, il reste une certaine amertume dans le souvenir du spectateur. Un joli mélo avec de très bon interprètes et un rythme soutenu.

vendredi 2 février 2007

Clive Of India 1935

(Le Conquérant des Indes)
Un Film de Richard Boleslawski
Ce film biographique est terriblement mal construit. Mais, comme je l'avais déjà mentionné, certaines scènes avec Ronald Colman ont un impact uniquement dû à cet interprète. En voici, une. Robert Clive (Ronald Colman), capitaine de l'armée britannique, s'est échappé de Trichinopoly (où l'armée britannique est assiégée) en désobéissant aux ordres de ses supérieurs. Il rejoint le siège de l'East India Company pour obtenir les pleins pouvoirs des mains des marchands qui font partie du Conseil. Avec énormément de culot, il retire tous ses vêtements, trempés par la mousson, en face des marchands outrés par le comportement de cet arriviste qui quelques années plus tôt était l'un de leurs employés subalternes... Parmi les marchands, on peut reconnaitre un visage connu, celui de Leo G. Carroll (Mr Manning) qui sera plus tard un des seconds rôles préférés d'Alfred Hitchcock.




















Mr Manning: Mr Clive, what are you doing here?


Clive: The very question I came to ask you! Are you doing anything?


Mr Pemberton: This, Sir, is not a bedroom.


Clive: Necessity is anybody's bedroom.


Clive: Gentlemen, you have no army left.


Clive: Trichinopoly will soon surrender.




Clive: And, you, you personnally, will have to face a horde, mad for loot and the end will be massacre, Gentlemen, massacre.












Mr Warburton: And, that's the last of the bunch!


Clive: Certainly, the last of that, anyway.


Clive: And, now, has the all wise council dicovered any brilliant plan to relieve the situation?


Clive: I thought not!








Governor Pigot: Answering for the council as a whole, I reply no.


Governor Pigot: In return, will you tell us, can you suggest anything?


Clive: Well, Gentlemen, do you think I've been spending three days and three nights crawling on my stomach through the enemies' lines just for the pleasure of seeing you?

Manning: Well, what is it?

Clive: Give me every men you've got and I'll relieve Trichinopoly!


Merchants: Trichinopoly! Ridiculous!


Pigot: The most we could get would be 120 men.


Clive: Is that all? Well, it will have to do.


Mr Kent: Since 500 men officered by the highest in command can't escape from Trichinopoly, how do you propose to relieve them with a 120?


Clive: Very easy, I shan't go there at all.


Warburton: Then, how will you relieve them?


Sergeant Clark: Yes, it was put away like that sir!


Clive: The time to mend a stocking is before you put it away.
Clark: Yes, sir.


Warburton: I say, if you don't go there, how do you relieve them?


Clive: Oh, didn't I mention that? I shall attack the city of Arcot.






Warburton: Arcot? Attack Arcot! The capital of southern India with 120 men!


Warburton: I've never heard of such a thing!

Merchants: Never in my life!


Clive: Aaaah, my dear Sirs!


Clive: Do you know how to attack an army larger than your own?

Clive: Divide it, divide it again. Conquer it piecemeal.


Clive: Do you know how to do that? A commander always defends his front door.

Clive: So what do I do? I go round to the back, catch him looking the wrong way.



Clive: See, gentlemen, you have no choice. To seat here, means massacre.




Clive: Now, do you agree to my taking full charge?

Clive: Do you? And you?


Clive: And you?


Pigot: I agree unreservedly.


Clive: Thank you, Sir.

Clive: Sergeant, collect every available man, old, lame, sick, drunk or sober!



Manning: Mr Clive, when do you start with this mad army?


Clive: Now.


Warburton: And where do you go?
Clive: To Arcot!




Clive: Oh, forgot the most important thing.


Clive: Has any mail come for me, from England?


Warburton: Mr Clive, the ship was captured by the French. And the mail, lost.
Clive: And where the devil, was the Navy?
Warburton: Bombay.


Clive: On the safe side of India! For 6 months I have been waiting for a letter announcing an important departure from England. And your Navy allows the French to capture it! Blundering lot of idiots seating on their lazy tails, allowing the French to capture my mail! Argh!