vendredi 15 mai 2026

Review of 'Maurice Tourneur - Weaver of Dreams' in Shepherd Express on May 12, 2026

 

A new review by David Luhrssen in Shepherd Express on May 12, 2026:

No, the new biography is not about Jacques Tourneur—it’s on his father, Maurice. As the director of beloved psychological horror films such as Cat People (1942) and Night of the Demon (1957), as well as the film noir classic Out of the Past (1947), Jacques has left a deep impression on American cinephiles. However, his less-remembered father, Maurice, is also worthy of a deep look. He was a pioneer of French cinema in the decade after Georges Méliès, and in the filmography compiled in the new biography by Christine Leteux, nearly 100 movies are listed from a work life spanning 1913 through 1948.

In Maurice Tourneur: Weaver of Dreams, Leteux follows the director through his life. Born Maurice Thomas, he changed his name to Tourneur (after a shop sign he passed on the road) because “Thomas” was slang for “chamber pot.” Not a good name for someone who wanted to be on stage—he was a thespian who picked up a few francs moonlighting in movies. He viewed the new medium with skepticism, but “slowly he caught the movie bug” Leteux writes. Before long he was directing films, most of them lost or preserved in fragments.

Before World War I, France was a leader in world cinema, its studios operating branches in Fort Lee, NJ, America’s unlikely movie capital before the advent of Hollywood. In spring 1914, Maurice was sent by his studio, Éclair, to Fort Lee, arriving on these shores less than fluent in English but driven by determination.

When war broke out in August 1914, he ignored his draft notice and sent instead for his family, including 10-year-old Jacques, who joined him after a dangerous Atlantic crossing. Surviving films from the period display his command of the rapidly evolving silent medium. He moved to Los Angeles in 1920 and enjoyed his biggest hit that year, The Last of the Mohicans. Leteux calls it “a pantheistic ode to an America before the arrival of settlers.” Arguing with MGM (the details are sketchy), he returned to France with an American passport and evaded questions about what he didn’t do during the war. He escaped punishment, pleading his contributions to “the cause of the French film industry,” but a “suspension order” hung over his head. He faced the possibility of being deported back to the U.S.

What Maurice did or didn’t do during the next war because another topic of controversy. After France fell to the Nazis, he directed for Continental Films, a German-controlled studio. Sifting carefully through wartime archives with the same diligence she applies to his entire career, Leteux finds that Maurice enjoyed no special favors—the Germans even stole his car!—and was left with few choices. She discovers no trace of antisemitism in his personal correspondence and little taste for toadying to the new regime.

After the liberation of France, Tourneur was cleared to resume working in film but made few movies in the changing postwar climate. He worked for several years translating American hardboiled crime fiction for a French publisher and was largely forgotten by the time of his death in 1961. With Weaver of Dreams, Leteux restores him to his place in the story of 20th century film.

Maurice Tourneur: Weaver of Dreams is published by University of Wisconsin Press.

Critique de 'Maurice Tourneur - Réalisateur sans frontières' dans Jeune Cinéma de mai 2026

 

Une nouvelle critique signée Alexis Leroy publiée dans la revue Jeune Cinéma N°443 de mai 2026

Christine Leteux nous propose non seulement une redécouverte majestueuse du parcours exceptionnel d'un artiste, mais aussi une histoire du cinéma à l'intérieur des cinq premières décennies de son existence. Cet ouvrage débute comme un film d'espionnage, et se conclut par une image mystique, ainsi que par une allusion à un couple du XIIIe siècle dont les amours douloureuses devinrent littérature. [...] Une trajectoire que l'auteure retrace avec ferveur, au fil des sources, des longs métrages et des personnes qu'elle décrit en un style dynamique et sensible, sans omettre l'objectivité nécessaire et inhérente à son travail d'enquêtrice d'un cinéma parfois perdu. [...] Un vibrant et foisonnant éclairage-hommage que Christine Leteux nous transmet avec un art subtil et délicat, mais engagé.

lundi 4 mai 2026

Critique de "Maurice Tourneur - Réalisateur sans frontières" dans TRANSFUGE de mai 2026

 

Une nouvelle critique publiée dans le magazine TRANSFUGE de mai 2026 sous la plume de Sophie Pujas. Petit extrait:

Maurice Tourneur, du muet à la France occupée
L'historienne Christine Leteux livre la passionnante biographie d'un cinéaste virtuose dont l'histoire croise les tumultes du XXe siècle. Dans la famille Tourneur, la gloire du fils - Jacques, le réalisateur de La Féline - a parfois occulté celle du père, Maurice. L'historienne du cinéma Christine Leteux lui rend justice à travers une captivante biographie. Le livre est le fruit d'un minutieux travail d'archives, dont certaines, au destin rocambolesque, furent emportées en Allemagne par l'occupant nazi, puis saisies par les Soviétiques et transportées en URSS à la fin de la guerre. Elle dresse le portrait d'un homme insaisissable, peu enclin à partager ses émotions. [...] Il est pourtant fascinant. Car à travers lui, Christine Leteux raconte la naissance de l'industrie du cinéma, des bouillonnements du cinéma muet à l'émergence d'Hollywood - mais aussi l'histoire du premier XXe siècle et le tumulte des deux guerres mondiales.[...] Un livre qui donne une furieuse envie de se replonger dans la folle inventivité des premiers temps du cinéma.

mercredi 22 avril 2026

Review of 'Maurice Tourneur - Weaver of Dreams' in Midwest Book Review

 

This is the first review in Midwest Book Review of my biography of Maurice Tourneur released 
on April 7:
Critique: An exceptional, seminal, and groundbreaking study of extensive research and meticulously documented scholarship, "Maurice Tourneur: Weaver of Dreams" by Christine Leteux is informatively enhanced for the reader's benefit with the inclusion of a Foreword by Robert Byrne, numerous B/W illustrations, a two page Introduction, a two page listing of Acknowledgments, twenty pages of Notes, an eighteen page Filmography, a two page Selected Bibliography, and a twelve page Index. This hardcover edition of "Maurice Tourneur: Weaver of Dreams" from the Wisconsin University Press is a unique and unreservedly recommended addition to personal, professional, community, and college/university library Film/Movie History/Criticism collections and supplemental Cinematic History/Biography curriculum studies lists.


lundi 6 avril 2026

Critique "Maurice Tourneur - Réalisateur sans frontières" dans 'La Marseillaise'

 

Une superbe critique parue dans La Marseillaise le 5 avril 2026:

Voyage dans 4 décennies d’histoire du cinéma
Christine Leteux retrace la destinée hors du commun d’un réalisateur « sans frontières » qui influença aussi bien Fritz Lang que Josef Von Sternberg.

À notre grande honte, nous devons admettre que nous ignorions l’existence de Maurice Tourneur (1876-1961), avant que le facteur ne sonne à notre porte pour nous distribuer une enveloppe dans laquelle se trouvait un livre, sur la jaquette duquel un mystérieux monsieur, au regard doux et charmeur, nous invitait à faire sa connaissance. Bien nous en a pris d’aller directement à la table des matières, car, grâce à elle, nous sûmes qu’il nous était impossible de passer sous silence la biographie d’un cinéaste qui connut le muet, l’avènement du parlant, qui travailla aux États-Unis, revint en France, dirigea nos plus grandes vedettes, dont Fernandel, Louis Jouvet, Jean Gabin, Fernand Ledoux, Danielle Darrieux, et se mit à la traduction de romans policiers après avoir été amputé d’une jambe, suite à un accident de voiture.

Une intense réalité

La honte passée, elle nous revint lorsque nous apprîmes que Tourneur était le réalisateur de Volpone, sorti avant notre naissance, et interprété par Harry Baur, inoubliable dans sa recherche obstinée d’une diabolique vengeance. Preuve sans doute que la jeunesse s’intéresse, ou s’intéressait, davantage aux acteurs (surtout lorsqu’il y en a toute une pléiade) qu’au metteur en scène, au dialoguiste, ou à l’accessoiriste. Il nous aura donc fallu attendre Christine Leteux, couronnée par l’Institut Lumière, pour le savoir. Mais n’est-ce pas le rôle des ouvrages, fortement documentés, de combler nos lacunes cinématographiques ? Ce qui communique à cette biographie une réalité si intense, c’est que les moindres détails sont évoqués et décrits avec une rigoureuse précision. Chapeau bas à l’auteur ! Reste à espérer qu’un héritier de Miloš Forman, ou une héritière de Julie Taymor, en fasse un biopic.

mercredi 18 mars 2026

Maurice Tourneur - Weaver of Dreams on April 7, 2026 from University of Wisconsin Press

 

My own translation of my biography Maurice Tourneur - Weaver of Dreams is coming out soon from University of Wisconsin Press on April 7. You can already pre-order it from the publisher.

samedi 14 mars 2026

Conférence Maurice Tourneur le 25 mars 2026 à l'Institut Lumière à Lyon

 

Je présenterai une conférence sur Maurice Tourneur mercredi 25 mars 2026 à 18h30 à la Villa Lumière à Lyon. Cette conférence sera suivie d'une séance de dédicace et d'une projection de
JUSTIN DE MARSEILLE (1935) à 20h.

Vous pouvez réservez vos places ici.

Maurice Tourneur - Réalisateur sans frontières - Nouvelle édition augmentée 2026 chez Institut Lumière - Actes Sud

 

Ma biographie de Maurice Tourneur a été rééditée le 4 février 2026 par Institut Lumière - Actes Sud

Une première critique a paru dans Les Cahiers du cinéma de mars 2026 sous la plume de Fernando Ganzo:
L'ouvrage de Christine Leteux, Maurice Tourneur, réalisateur sans frontières, qu'Actes Sud vient de rééditer, réussit à transmettre un enthousiasme de la recherche, un goût de l'archive, une fascination pour la découverte des vies qui ont fait le cinéma muet et en particulier celle, très romanesque, de Maurice Tourneur. Mais surtout, il recompose comme un puzzle, à coups de citations et de documents d'époque, une filmographie à trous, appelant les critiques à une certaine modestie : il est impossible de penser le cinéma muet sans ce travail d'enquête qui met les mots là où les images manquent.
Et Laurent Delmas a chroniqué le livre samedi 14 mars sur France Inter
Qui est donc l’acteur français que l’on entend dans ce film de 1942 ?
C’est la voix inimitable de Pierre Fresnay dans le film LA MAIN DU DIABLE de Maurice Tourneur. Ce nom ne vous dit peut-être pas grand-chose, Maurice Tourneur, car une fois n’est pas coutume dans la famille des cinéaste, Tourneur le fils, Jacques, parce qu’il a réalisé notamment LA FÉLINE, est plus connu que le père, Maurice. Et c’est une injustice à laquelle Christine Leteux vient de s’attaquer dans sa très complète biographie qui vient tout juste de paraître aux éditions Institut Lumière – Actes Sud, et qui s’intitule « Maurice Tourneur – Réalisateur sans frontières ».
De fait, Tourneur a réalisé son premier film en France en 1913 et c’était une adaptation du MYSTERE DE LA CHAMBRE JAUNE. Mais, 15 films et 2 ans plus tard, il migre aux États-Unis où, dans la lignée d’un Griffith et d’un DeMille, il tourne une cinquantaine de films jusqu’en 1928, où il revient en France pour le passage au parlant et réalise alors 24 films, dont le dernier en 1948, avant de s’éteindre, presque complètement oublié, le 4 août 1961, à l’âge de 85 ans.
Étrange destinée professionnelle, alors même que sa filmographie durant les années 40 compte quelques pépites, comme cette MAIN DU DIABLE, dont on a entendu un extrait, un film du genre fantastique comme on ne sait plus les faire en France. Sous l’occupation, Maurice Tourneur travaille pour la Continental, la société de production sous contrôle allemand. Cinq productions au total, où il fait tourner Jouvet dans VOLPONE [Edit: ce n’est pas une production Continental] et Albert Préjean en Maigret dans CÉCILE EST MORTE, entre autres films, toujours dignes d’intérêt, sans qu’on puisse parler pour autant de collaboration politique. Tourneur ne sera d’ailleurs pas réellement inquiété à la Libération, contrairement à Clouzot ou Decoin, par exemple.
Je n’ai pas le temps de vous détailler sa vie, souvent mouvementée, mais cette biographie hautement recommandable et qui fait date se lit comme un roman grâce à l’impressionnant travail de recherche mené par Christine Leteux. Allez, on se quitte avec la musique d’un film de Tourneur déjà cité, l’excellent CÉCILE EST MORTE, adapté de Simenon avec une musique originale de Roger Dumas. Maurice Tourneur par Christine Leteux, c’est chez Institut Lumière – Actes Sud.