Affichage des articles dont le libellé est Niblo F.. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Niblo F.. Afficher tous les articles

jeudi 22 décembre 2011

The Mark of Zorro 1920

Le Signe de Zorro
Un film de Fred Niblo avec Douglas Fairbanks, Marguerite De La Motte et Noah Beery

Au temps de Californie espagnole, un vengeur masqué du nom de Zorro défend les malheureux qui souffrent sous la tyrannie du gouverneur Alvarado...


The Mark of Zorro est le premier film de cape et d'épée de Douglas Fairbanks. On ne sait pas exactement qui a proposé à Fairbanks d'adapter l'histoire de Johnston McCulley, The Curse of Capistrano qui venait d'être publiée en 1919. En tout cas, que ce soit Mary Pickford ou son frère Robert qui lui ait donné cette idée, elle va faire prendre un tournant à sa carrière. Le héros des comédies bondissantes des années 20 devient le prototype du héros 'swashbuckler' comme les appellent les américains. Ce premier Zorro de l'écran est une superbe réussite, mélangeant comédie, duel endiablé et acrobaties. Il apporte aux duels une véritable chorégraphie qui deviendra une des marques du genre. Face à lui, on retrouve une jolie brochette de méchants avec en tête Noah Beery, le frère de Wallace, qui était un spécialiste de ce type de rôle au muet. Le film est très bien rythmé, sans passage à vide. On peut en apprécier pleinement les qualités visuelles grâce au nouveau transfer réalisé par Flicker Alley pour le coffret Douglas Fairbanks - A Modern Musketeer. La copie teintée est absolument superbe  et est de bien meilleure qualité que la précédente version Kino. De plus, l'accompagnement musical est également supérieur avec le Monte Alto Orchestra (une petite formation de chambre) qui donne un allant et une allégresse au film qui manquait fortement au piano bien ennuyeux de la version Kino. Un formidable Fairbanks.

samedi 17 décembre 2011

The Three Musketeers 1921


Les Trois mousquetaires

Un film de Fred Niblo avec Douglas Fairbanks, Léon Bary, Eugene Pallette, Marguerite de la Motte et Adolphe Menjou

Suivant le succès de son premier film de cape et d'épée, The Mark of Zorro (1920), Fairbanks se lance dans la production d'une adapation du célébrissime roman d'Alexandre Dumas, toujours avec le même metteur en scène, Fred Niblo. Niblo est un bon artisan, sans plus, mais comme toujours, on sent que la tête pensante derrière le projet est bel et bien Douglas Fairbanks, qui en assure l'adaptation. Dans l'ensemble, le scénario reste assez fidèle à Dumas, malgré les quelques entorses habituelles à Hollywood. Il faut d'abord un 'happy end' et Constance Bonacieux n'est pas expédiée dans un monde meilleur par la perfide Milady. De plus, Constance n'est pas mariée; mais elle a un oncle qui espionne pour le compte du cardinal de Richelieu. Les acteurs ont été choisis soigneusement pour chaque rôle. Nigel de Brulier est un Richelieu mince et intrigant, qui caresse son chat constamment, Adolphe Menjou, un Louis XIII au tempérament jaloux, la jolie Marguerite de la Motte, une charmante Constance. On est un peu surpris de retrouver Eugene Pallette dans le rôle d'Aramis. mais, Pallette n'était pas encore devenu le personnage rondouillard des années 30, et il est finalement assez crédible dans le rôle du mousquetaire galant avec les dames. Douglas Fairbanks a toutes les qualités pour faire un d'Artagnan idéal. Animé de la fougue de la jeunesse, téméraire, casse-cou, soupe-au-lait, il bondit, se bat et flirte avec les dames avec un talent ravageur. Il est évident que Gene Kelly a dû étudier son aîné pour son interprétation du gascon en 1948. Fairbanks était une de ses idoles et il lui rend un hommage vibrant dans plusieurs de ses films. Ce qui m'a empêché d'apprécier pleinement le film, c'est malheureusement les nombreux défauts du DVD Kino, qui est pourtant le meilleur sur le marché. D'abord la copie est assez médiocre, sans grande finesse et grisâtre. Puis, la vitesse de projection est beaucoup trop rapide. Les acteurs galopent à 24 im/sec et c'est vraiment dommage sur un film où les mouvements de Fairbanks sont toujours si gracieux et bien conçus. Et pour finir, il y a une bande-son réalisée avec un synthétiseur qui est particulièrement horripilante; elle reprend la partition originale de L.F. Gottschalk, qui n'est guère qu'une compilation assez médiocre, avec une sonorité de casserole. Espérons qu'un jour une meilleure copie de ce film permettra d'apprécier le travail du grand Arthur Edeson derrière la caméra.